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Rapports des anciens bénévoles
Rapport
de Julie - Juillet 2009
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Juillet 2009 : je m'envole pour l'Afrique. J'attends ça depuis
très longtemps j'ai même du mal à y croire et pourtant j'y suis.
18H30, mon avion arrive. Je mets du temps à récupérer mes bagages
mais une fois les bagages pris je me précipite vers la sortie
pressée de retrouver les membres de l'ONG. Là, j'aperçois Lasbath,
Joseph et 52 ( Lydie arrive Lydie arrive - ils comprendront lol
). Nous allons au bar de l'aéroport boire manger et discuter en
attendant que Lydie arrive justement. Je fais de plus en plus
connaissance avec eux. Je suis rassurée à l'idée de passer trois
semaines et demi avec eux tant ils sont gentils et souriants.
23H30 Lydie arrive sur le sol togolais. Nous partons donc pour
Lomé. Les jours qui suivent sont réservés à l'installation au
village d'Hahotoé.
Premier jour à l'école : je suis intimidée par les enfants et
surprise de leur respect et politesse avec leur "salut tata".
La rencontre est brève puisqu'elle est réservée aux inscriptions.
De retour à la maison, je suis déjà impatiente de commencer le
camp pour partager des moments avec les enfants. Le camp ne commencera
que quelques jours plus tard et passera à une vitesse vertigineuse.
J'étais chargée de donner cours à des CE1 CE2. Au début c'est
bizarre de tenir une classe toute seule et de voir les enfants
en face qui sont en soif d'apprendre. Tout au long du camp je
leur ai appris un peu de ce que je connaissais et de nos méthodes
de travail différentes de celles d'ici. Petit à petit les enfants
s'habituent, écoutent, apprennent, sourient quand ils ont compris.
J'étais venue en Afrique pour donner un peu de mon savoir mais
je ne savais pas que j'allais recevoir bien plus. Comme j'ai dit
aux enfants en partant, je suis venue avec des valises pleines
de cadeaux mais je repars avec un coeur rempli jusqu'à rabord.
Dire
qu'une mission humanitaire est un don de soi, un sacrifice est
un mot bien trop fort. Je dirais plutôt que c'est une découverte
différente de la culture africaine. Donner sans jamais demander
autre chose en échange. Le regard, le sourire des enfants apportent
bien plus que toute la richesse que l'on trouve en Europe. J'ai
appris en allant en Afrique que ce continent était bien plus riche
que tous les pays occidentaux. Il y a beaucoup de choses à garder
de leur culture. Le respect, le sourire, la bonne humeur, l'optimisme,
l'accueil, ... J'ai reçu une leçon de vie en allant là-bas. Je
n'ai jamais pleuré en partant d'un endroit car je suis plutôt
d'une nature philosophe mais en voyant Lomé s'éloigner quand l'avion
a décollé, mes yeux se sont remplis de larmes. Des larmes de souvenirs,
et d'amour. Je ne remercierai jamais assez Lasbath et Joseph d'avoir
tout fait pour qu'on se sente bien. Chez Lasbath à Hahotoé, je
me sentais chez moi.
En espérant que nos chemins se croiseront de nouveau ...
Julie [ Camp chantier Juillet 2009 ]
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Rapport
de Diane - Avril 2009
Chers membres de l’ONG Briston,
C’est avec grand plaisir que
je vous ai retrouvés une nouvelle fois, 8 mois après
mon premier passage.
Déjà le sourire
sur mon visage lorsque je vous ai tous retrouvés à
l’aéroport devait en dire long sur la joie que j’éprouvais
de revenir. Et je crois que je ne l’ai jamais perdu tout au long
de mon séjour !
D’abord le lendemain de mon
arrivée il y a eu les formalités administratives :
passage à la banque, au consulat… Puis est arrivé
le moment tant attendu de prendre la route vers Tovégan,
le village ou nous avions passé 3 semaines de " chantier
soutien scolaire " au mois d’août 2008.
Quel bonheur de revoir tous
les enfants qui dès notre arrivée ont encerclé
la maison comme à leur habitude. Chaque prénom me
revient en voyant les visages, il y a les mêmes couleurs,
les mêmes odeurs, les mêmes sensations… On dirait que
je ne suis jamais partie, bien que je sois un peu triste que Nicolas
ne puisse pas partager cela avec moi cette fois-ci.
Cette année, les cours
ne concerneront que 2 classes : CE1 et CE2 car nous ne sommes
que 2 bénévoles " yovos ".
La première matinée
est consacrée à une évaluation afin de répartir
chaque enfant par niveau. Une des modifications que l’ONG a accepté
de faire suite à mon premier passage, car j’avais trouvé
trop difficile de devoir gérer en même temps des enfants
qui avaient un bon niveau en lecture et d’autres qui ne connaissaient
même pas l’alphabet.
L’après-midi marque
le début des animations qui vont ponctuer chaque après-midi :
coloriage, lecture, mikado, billes, chants…
Le lendemain les groupes sont
annoncés et le travail démarre. Quel bonheur de voir
les progrès que certains de mes petits élèves
de l’an dernier ont fait durant ces 8 mois.
Puis la semaine s’écoule,
toujours dans la joie des enfants, que je partage.
Le week-end est l’occasion
pour Elodie de découvrir Kpalimé : le marché,
la cascade… A ma demande, j’en profite pour rester seule à
Tovégan et passer du temps avec certains habitants. La aussi
que de moments fabuleux, l’hospitalité togolaise n’est pas
qu’une suite de mots alignés sur les documents parlant du
Peuple du Sourire…
Puis une nouvelle semaine commence,
après un lundi de Pâques festif dans le village et
sur le camp !
Cette fois nous rejoignons
les classes avec les enseignants : expérience assez
difficile…
Puis la tristesse me gagne
car il est temps de rentrer à Lomé et bientôt
l’heure de mon départ approche…
Avant cela j’aurai l’occasion
de découvrir la côte Est du Togo : Le lac Togo,
Togoville, Aného…. Merci Joseph !
Il est l’heure de partir… je
suis triste et à la fois heureuse. Heureuse d’avoir pu partager
tous ces moments avec vous, chers membres de l’ONG, d’avoir pu constater
que vous étiez prêts à accepter certaines modifications
dans l’organisation de l’association, d’avoir eu la chance de revenir
dans ce pays merveilleux qu’est le Togo.
Et comme on dit jamais 2 sans
3… à très très très bientôt … !!
Bises à tous.
Diane.

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Rapport de Mariam - Février 2009
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Du soleil, de la chaleur, des chants, des danses,
de la musique, l’ambiance des villes, la brousse, les cases, les
taxi moto, une équipe locale de choc, des enfants qui jouent
sur le sable, et des souvenirs qui ne s’oublieront jamais :
voilà les ingrédients que vous pouvez trouver en Afrique
pour une belle expérience pimentée mais qui n’est
pas sans secousses.
Nous avons été accueillies par les
membres de l’ONG Briston : Joseph, Lasbath et 52 dès
notre arrivée à l’aéroport. Les deux premiers
jours à Lomé pour s’acclimater un peu à la
chaleur (qui surprend toujours même si l’on s’y attend) et
à la vie togolaise … Et hop ! C’est déjà
l’aventure, nous avons été amenées à
accompagner nos hôtes pour une sensibilisation sur le VIH/SIDA
dans un petit village. Nous avons participé à l’explication
des infections sexuellement transmissibles ainsi qu'à la
démonstration du port du préservatif féminin.
Cette première expérience nous a beaucoup marquées
car l’échange a été fort autant avec les enfants
qu’avec les habitants. L’accueil, comme dans tous les villages où
nous avons posé notre sac, a été des plus chaleureux.
Tant de mains serrées, tant de sourires, de repas partagés
dans le même plat, tant de débats à la belle
étoile, tant de togogin offerts ! !
Tous nos week-end ont ainsi été parfumés
par ces multiples rencontres, par la découverte de plats
typiques comme le Fufu, le gari ou encore par la dégustation
de mangues ou de jus de baobab… Sans oublier le piment et les épices
qui rafraîchissent les idées et l’estomac parfois.
Occasion également de s’en mettre plein les yeux avec comme
décors "les plages d’Aného", "le marché
de Vogan", "la cascade de Tomegbé", "le
Mont Agou"…
Mais malgré les programmes bien chargés, nous trouverons
toujours le temps de faire une petite sieste même si c’est
dans la voiture, bercés par les bosses des pistes de la savane…
Le repos est de rigueur pour supporter la chaleur et surtout pour
profiter des soirées qui sont agrémentées de
parties de cartes, de jeux et discussions en tout genre ou encore
de "dégustation dégustative" (langue du
chantier) de bière togolaise dans des petits bars très
sympathiques où les danseurs sont les bienvenus.
Trêve de loisirs, c’est le temps de la semaine sur le camp
d’Hahotoé ! ! ! Organisation togolaise oblige :
répartition des groupes cuisine et ménage et installation
minutieuse des moustiquaires ! Durant ce camp, nous participerons
chaque matin à la classe dans une école privée.
Au cours du séjour, j’ai mis en place, en lien avec l’instituteur,
du soutien scolaire pour deux élèves de la classe
de CP2. J’ai observé ces élèves pendant une
semaine et demi en classe et j’ai constaté qu’elles avaient
des difficultés en calcul. J’ai donc repris avec elles les
bases des mathématiques en travaillant avec chacune une heure
chaque matin. Ma participation fut des moindres car le temps est
toujours court et les enfants ne maîtrisent pas toujours bien
la langue française en début de parcours scolaire.
L’après-midi était consacré
à la baignade ou encore à la balade vers la mare aux
crocos.
Il y aurait encore beaucoup de pages à remplir pour décrire
ce qu’est le Togo mais mieux vaut le vivre et s’en faire sa propre
opinion… Je vous laisse ma plume pour que vous puissiez compléter
mon récit ou faire le votre.
Rien ne remplacera l’ambiance togolaise et l’air
dont je me suis remplie pendant ce voyage humain.
Mariam

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Rapport
d'Aurélie - Février 2009
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Après
quelques mois de recherche, nous nous décidons à partir
pour le Togo, par le biais de l’ONG Briston. Choix qui se révèlera
judicieux.
A notre
arrivée, la comité d’accueil composé de Joseph,
52 et Lasbath (le coordinateur) est bel et bien présent malgré
le retard de l’avion.
C’est
au mois de février que se déroulera notre séjour,
et cela durant quatre semaines. Le contraste et le choc des cultures
sont riches et intenses au premier abord. La douceur de la vie se
mélange au rythme endiablé des bruits qui parcourent
la ville.
Nous
logeons deux jours à Lomé, puis nous partirons le
temps d’un week-end dans le petit mais néanmoins très
joli village de Lébé pour une sensibilisation VIH.
Nous passerons d’abord à l’école primaire puis au
collège. Le lendemain, nous ferons face à la population
du village. L’accueil est exceptionnel, nous allons de case en case
saluer comme le veut la coutume le chef du village.
Nous appréhendons
un peu de parler de sexualité, mais au-delà de toutes
attentes, la population est très à l’écoute,
en demande constante d’informations. D’autant plus qu’ici le SIDA
fait des ravages, on ne peut l’imaginer !
Ma contribution
me parait bien maigre, mais ce peuple est tellement riche et haut
en couleurs qu’on ne peut se laisser submerger.
Le
début de la semaine suivante est consacré à
la classe. Nous logeons à Hahotoé, village à
30 km de Lomé. L’école débute à 7h30,
avec le garde à vous et le lever du drapeau. Mariam
s’occupera des CP2, quant à moi, je serai avec les CE2. Très
vite renommées "Tata" par les enfants, nous serons
surprises par leur soif d’apprendre. La
pédagogie est radicalement différente, et les premiers
jours un peu difficiles. L’adaptation sera malgré tout rapide.
Nous assistons
le maître : chants, leçons de français, de mathématiques,
correction des contrôles et le remplaçons les jours
d’absence.
Les
membres de l’ONG étant toujours à l’écoute,
nous décidons de faire la classe seulement le matin. L’après-midi
sera consacrée au repos, visites, piscine. La
vie quotidienne est dépaysante : douche au seau, lessive
à la main, cuisine au charbon de bois… Toute cela a son charme
et une qualité écologique indéniable.
Les
week-ends sont consacrés aux excursions diverses à
travers le pays. Toujours très bien accueillies, le mot hospitalité
prend tout son sens ! Nous voyageons en taxi, taxi-brousse
ou taxi-moto sur les pistes ocre d’Afrique. C’est toujours folklorique !
Le premier
week-end, nous avons visité la région maritime :
le marché de Vogan, le lac Togo et la très jolie ville
coloniale d’Aného, avec son bord de mer. La
deuxième, dans la région des plateaux, plus au nord-ouest.
Nous logeons à Kpalimé. Le temps d’une petite marche
en forêt, et en récompense la somptueuse cascade de
Tomegbé. Petite baignade pour nous rafraîchir, puis
visite du centre artisanal. En effet, si Kpalimé est connue
pour sa faune et sa flore verdoyante, elle doit aussi sa renommée
à ses nombreux artistes et artisans.
La
fin du séjour approchera à grands pas, avec l’espoir
et l’envie de revenir très vite ! L’impact
de cette mission humanitaire se répercutera certainement
sur chaque jour de mon existence, et me fera appréhender
la vie différemment.
Aurélie
ou Affi

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Rapport
de Diane - Août 2008
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Lasbath,
Tout d'abord mon impression
générale sur le séjour : cela a été pour moi une très bonne expérience,
enrichissante et bouleversante.
Malgré cela, le séjour n'a répondu qu'en partie à mes attentes :
en effet, c'est vraiment un besoin d'aider qui m'a conduit à Tovégan
et malheureusement j'ai l'impression de ne pas avoir servi à grand
chose. En effet, je trouve dommage que l'on ait eu tant d'enfants
par classe, ce qui à mon avis a eu pour conséquence que les plus
forts se sont ennuyés et les plus faibles n'ont pas pu suivre. Le
niveau n'était vraiment pas assez homogène pour pouvoir faire des
cours utiles. J'aurais préféré prendre seulement la dizaine d'enfants
qui ne savaient ni lire ni écrire malgré leur passage en CE2 et
essayer de leur donner quelques bases de manière intensive (cours
le matin et l'après-midi) (*).
Sinon,que te dire que je ne t'ai déjà
dit ?
Beaucoup de bien sur l'organisation en général. J'ai trouvé les
conditions d'hébergement beaucoup plus luxueuses que ce à quoi je
m'attendais, et je te remercie encore d'avoir respecté mon désir
de pouvoir me retrouver avec Nicolas. Cela ne pouvait pas être mieux
que ta maison à Tovégan (sauf si le puits qui est devant avait été
en service !). C'était vraiment génial d'être en face l'école, de
voir tous les enfants qui nous attendaient le matin pour aller en
cours pendant qu'on finissait le dej sur la terrasse, de les voir
si heureux de nous aider à porter les cahiers. Que du bonheur !
Dis, tu me la loues ta maison ?!
Le village était vraiment trop mignon, exactement comme je le souhaitais,
surtout par sa taille qui nous a permis de nous sentir rapidement
intégrés.
Concernant la nourriture : bon, ben… j'ai perdu quelques kilos…ça
m'a pas fait de mal (à Nico non plus !). Tout ce qu'on a mangé était
bon (et même très bon parfois comme ce fameux foufou avec le poulet)
et il y en avait en quantité suffisante (enfin, surtout la sauce
tomate…) !
Concernant les week-end évidement le dernier qu'on a passé en compagnie
de Lydie, Alexandra, Joseph et toi était vraiment super. Les autres
aussi étaient très bien, malgré les quelques soucis de mésentente
financière au départ.
Voila, il est très difficile d'en dire plus car je ne trouve pas
de mots qui pourraient résumer mon impression générale et je pense
qu'une expérience comme celle-ci ne peut pas se raconter, elle doit
se vivre simplement. Bien sûr, pour ceux qui hésiteraient à venir,
je pourrais parler de tout ce que l'on ne connaît pas en France
: le togogin, les ignames, le foufou, les titans, le gongoneur,
les zemidjans… mais je laisse le plaisir aux futurs bénévoles de
découvrir toutes ces petites choses qui font du Togo un pays merveilleux,
d'où on revient avec des milliers d'images et de souvenirs dans
la tête, et où on laisse sans aucun doute un peu de soi.
Comme j'ai déjà écrit : j'ai laissé une partie de mon cœur à Tovégan,
je reviendrai la chercher, j'en suis certaine. Bonne continuation
et longue route à L'ONG. Grosses bises à tous les membres de Briston.
Akpe kakakaka …
Diane
(*)
Dans le souci d'améliorer la réussite de ses camps
chantier et d'aider les bénévoles sur le terrain,
l'ONG Briston est prête à organiser différemment
le soutien scolaire en ciblant les élèves les plus
en difficulté et en créant des groupes de niveau adaptés
aux besoins tout en restant ouverte à d'autres propositions.

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Rapport
de Lydie - Août 2008
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Un
an déjà a passé depuis ma dernière venue au Togo… Cette fois-ci,
c'est accompagnée de Maud, une autre bénévole, que j'arrive à Lomé,
les bras chargés l'une et l'autre de nombreux bagages, grâce aux
collectes réalisées avant notre départ. A ce sujet, j'adresse mes
remerciements les plus sincères à mes élèves français et à leurs
familles pour leurs dons de matériel scolaire ainsi qu'au service
Santé de la Préfecture de la Vendée pour le don de préservatifs
destinés aux camps Sensibilisation IST/VIH organisés par l'ONG.
Avant le début de nos activités, je pars à ma demande le temps d'un
week-end en excursion au Bénin guidée par le coordinateur Lasbath
béninois d'origine. Cela me donne l'occasion de découvrir de nouveaux
horizons en visitant à zemidjan la capitale Cotonou, en sillonnant
les eaux en pirogue de la très belle cité lacustre de Ganvié et
en parcourant à pied avec beaucoup d'émotion la route des esclaves
jusqu'à la porte du non retour sur le site de Ouidah au passé chargé
d'histoire…
De retour sur le camp, je prends part à la fin des activités du
mois de juillet mises en place à l'école du Grand Réveil à Lomé.
Maud et moi-même faisons la classe à une douzaine d'élèves du CP2.
L'apprentissage de la lecture et de l'écriture n'est pas simple
pour ces petits élèves très attachants dont la concentration n'est
pas toujours de rigueur mais nous essaierons de faire de notre mieux.
Vient
ensuite, le départ pour Tovégan, pour un camp soutien scolaire de
trois semaines. A notre arrivée, je suis séduite par la beauté de
ce petit village. Cette impression sera confirmée par l'accueil
très chaleureux qui nous sera réservé. D'ailleurs, la maison que
nous occuperons à deux pas de l'école est idéalement située. Certes,
pas d'eau potable ni d'électricité mais pour nous une occasion unique
de vivre un camp à l'africaine. Nos veillées sous le ciel étoilé
d'Afrique n'auraient pas eu le même charme sinon…
Très vite, nos activités commencent. Nous nous répartissons les
classes : CP1 pour Maud qui sera relayée par Alexandra, CP2 pour
Marion, CE1 pour Nadia, CE2 pour Diane et Nicolas, CM1 pour Odile
et CM2 pour moi-même. Nous axons notre travail sur le français et
les mathématiques. Pour ma part, je trouve les conditions moins
difficiles que l'an passé avec seulement 18 élèves en CM2 qui maîtrisent
mieux le français même si cela reste leur point faible. C'est pour
moi un échange riche qui s'installe avec mes élèves mais aussi avec
certains des bénévoles (Maud, Odile, Diane, Nico et Alex) qui ont
bien voulu prendre part à la préparation des cours le soir à la
lanterne dans le souci de donner le meilleur d'eux-mêmes à leurs
élèves même si parfois les résultats n'ont pas été ceux escomptés
mais dans ce domaine patience oblige…
Comme lors de mon camp chantier précédent, l'ONG a prévu
des après-midi rythmées par des animations à la place des cours
de soutien. Nous proposons un choix varié : club de lecture,
jeux éducatifs, ateliers perles et bricolage, coloriages, et parfois
jeux en extérieur avec la participation ponctuelle de Nadia et Marion.
A mes yeux, autant de chances pour tous ces enfants d'y participer
!
Bien sûr, nous ne manquerons pas, à la fin du camp, de les récompenser
de leur travail par des dons de matériel scolaire apporté dans ce
but.
Nous consacrerons notre temps libre à des balades à travers le village
escortés par les enfants ou bien à des activités manuelles comme
la vannerie ou le batik.
Pendant les week-end, ce sera l'occasion de partir en excursion
à la découverte du pays. Cela donnera suite à de nombreuses discussions
pour satisfaire le souhait de chaque individualité dans le groupe
tant sur la durée que sur le lieu ou encore sur le prix du séjour
qui parfois augmentera pour la location du taxi suite au désistement
de certains bénévoles. Après avoir trouvé un terrain d'entente,
nous irons une journée à Kpalimé et à la cascade de Kpimé (pour
20 000 F CFA) et un week-end à Lomé pour faire le tour du grand
marché, du marché aux fétiches, une halte à la plage et assister
à la fête de 52 (pour 40 000 F CFA). Après la fin du camp, Diane,
Nico, Alex et moi-même partirons selon notre désir pour un
plus long périple à travers le nord du pays (pour 100 000 F CFA)
accompagnés par Joseph et Lasbath : l'architecture tambernat (classée
au patrimoine mondial de l'UNESCO), la réserve Sarakawa et à notre
retour le lac aux hippopotames. Quel souvenir merveilleux d'autant
plus, qu'à nous six, nous étions un groupe soudé !
Juste le temps d'un bref passage par Hahotoé lieu de mon premier
séjour, de célébrer une dernière fête africaine ainsi que l'anniversaire
d'Alexandra, que déjà c'est le départ. Bien sûr, je ne garderai
de ce séjour que les meilleurs moments. Je remercie les membres
de l'ONG Briston de m'avoir donné l'occasion de les vivre une seconde
fois et j'en souhaite de pareils aux futurs bénévoles sachant que
pour vivre ce genre d'expérience et contribuer à sa réussite, il
faut faire avant tout don de soi-même loin de tout individualisme...
Lydie
Pour
des informations complémentaires, contactez-moi : delaporte.lydie@free.fr

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Rapport
de Jérémy - Mars 2008
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C’est
le jeudi 20 mars 2008 en fin de journée que ma sœur Jessica
et moi arrivons sur le sol togolais. C’est la première fois
que je viens tandis que Jessica était venue en décembre
2006 dans les mêmes conditions mais pour un séjour
plus long.
Dès
notre arrivée, nous sommes accueillis par cette sympathique
équipe qui compose l’ONG Briston. C’est à ce moment
que je fais donc la rencontre de Lasbath, Joseph, Stéphane
(alias 52) et Martine. Le
temps de siroter une bonne bouteille de bière locale, de
faire les présentations et nous voilà partis pour
la maison du coordinateur Lasbath.
Après
avoir visité un peu Lomé et fêté Pâques,
nous sommes partis dimanche en direction de Hahotoé pour
notre " mission ". Dimanche et lundi, c’est
piscine pour tous, histoire que les Yovos s’habituent à la
chaleur (lundi étant férié). C’est
avec grand plaisir mais une certaine appréhension que l’on
se rend le mardi à l’école privée " Le
pédagogue ", où nous sommes chaleureusement
accueillis par les enseignants et les enfants. Tandis que je m’occupe
avec 52 des CE1, Jessica et Joseph eux s’occupent des CM1.
Je
constate avec plaisir que les profs, malgré des conditions
pas évidentes, s’investissent vraiment dans leur rôle.
Nous participons aux cours que ce soit en corrigeant les exercices,
en donnant une leçon ou en dansant avec les enfants lors
des chants. Au
cours de cette semaine, j’ai donc le plaisir de faire la rencontre
de profs ouverts d’esprit, d’enfants plus qu’attachants et de nos
chers membres de l’ONG Briston.
Notre
présence n’ayant pas pour unique but d’apporter notre aide,
nous avons également organisé une petite "conférence"
sur les droits des enfants mais aussi sur leurs devoirs. Le
jeudi, nous avons également préparé une formation
de sensibilisation destinée aux profs afin qu’ils soient
en mesure de répondre aux questions des jeunes, mais aussi
pour mieux appréhender ce terrible fléau qu’est la
maladie du SIDA.
A
la fin de la formation, nous leur avons distribué des brochures
contenant de nombreuses informations, mais également des
préservatifs, femidoms, lubrifiants et autres.
C’est
les larmes aux yeux que nous devons quitter Hahotoé et les
enfants le samedi matin, après des moments riches en émotions.
Je garderai
toujours à l’esprit la gentillesse des habitants du village,
l’état d’esprit merveilleux qu’ils ont ainsi que leur grande
richesse de cœur.
C’est
donc la tête et l’appareil photo pleins d’images que nous
rentrons à Lomé, avec une jolie escale par le lac
Togo. A
Lomé, place au repos, au marché, à la fête
et au Togogin ! A peine le temps de remarquer qu’il est déjà
mardi, le temps venu pour nous de rentrer en Suisse et de rédiger
ce rapport qui me permit, l’espace d’un instant, de retourner à
Hahotoé auprès des enfants.
Merci
les enfants, merci l’école " Le pédagogue ",
merci les membres de l’ONG Briston et merci soeurette de m’avoir
pris avec toi pour cette belle expérience de vie.
Jérémy

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Rapport
de Jessica - Mars 2008
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Après
plus d’une année d’absence, me voilà de retour sur
le soleil du Togo, toujours au rendez-vous. C’est,
cette fois-ci, pour un séjour de deux semaines que je suis
ici, accompagnée de mon frère.
A
mon arrivée, j’ai le grand bonheur de retrouver ceux que
j’avais quittés, il y a quelques temps, les membres de l’ONG !
Je constate que ce qui fait la beauté du Togo est toujours
intact : la chaleur de son peuple, les sourires, les odeurs
et les couleurs. Malheureusement,
d’autres choses moins gaies n’ont pas changé non plus…
Notre
séjour tombant en partie sur les vacances de Pâques,
nous ne pourrons passer que quatre jours auprès des enfants
de l’école primaire " Le Pédagogue "
à Hahotoé. En quatre jours, toute l’équipe
a mis le turbo pour pouvoir faire le meilleur travail possible.
En plus de soutien scolaire quotidien, nous avons organisé
une séance sur les droits et devoirs des enfants par les
enfants eux-mêmes et les professeurs, ainsi qu’une séance
de formation par ces derniers concernant la prévention du
VIH/SIDA. En quatre jours, nous avons été efficaces.
Les élèves comme les maîtres étaient
enchantés par notre passage et les messages que nous voulions
faire passer ne sont pas tomber semble-t-il dans les oreilles de
sourds.
Lors
de notre passage à l’école, nous avons constaté
qu’il y avait encore beaucoup à faire pour ces jeunes enfants
et leurs profs. Des conditions difficiles ( bâtiments vétustes,
bruits dans les salles de cours, les salles étant ouvertes,
manque de matériel, peu de luminosité) rendent l’apprentissage
et l’enseignement éprouvant.
Autant
de choses qui peuvent être changées et améliorées
avec le temps si l’on s’en donne les moyens. C’est par cela que
le travail des bénévoles est plus que précieux.
Nous pouvons apporter un regard extérieur sur l’ensemble
de l’organisation d’une école par exemple, et montrer à
ces personnes qu’elles ne sont pas seules dans leur combat de construire
une jeunesse meilleure, une jeunesse instruite laquelle est l’avenir
du Togo.
Je
crois qu’il est du devoir de chacun de faire appel à son
côté humaniste afin d’apporter sa pierre à l’édifice
pour construire un monde meilleur, un monde où chacun aura
sa chance…
Merci
à l’ONG Briston de m’avoir fait encore passer des moments
que je n’oublierai jamais et de m’avoir démontré que
quoi qu’il arrive, il faut continuer à se battre.
Merci
pour votre gaieté, votre disponibilité, votre engagement
et le travail que vous faites !
Jessica

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Rapport
de Claire - Août 2007
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En août dernier,
j’ai passé un mois au Togo, en compagnie de Lydie et des
bénévoles de l’ONG Briston. Lorsque je suis arrivée
à l’aéroport de Lomé, j’ai été
accueillie par Lasbath, Joseph et 52 (Stéphane de son prénom)
ainsi que les bénévoles françaises du camp
de juillet qui partaient quelques temps après.
J’ai tout de suite
été en confiance, même si certaines choses m’ont
surprises au premier abord (les taxis et les zémidjans (taxis
motos) qui roulent à toute allure dans Lomé, les chants
et les djembés à toute heure du jour et de la nuit…).
Après quelques jours de découverte du quartier Adidogomé
et ses habitants, nous avons été rejoins par Lydie,
une autre française et nous sommes partis à Hahotoé
pour le camp. Nous étions
6 : Lasbath qui travaillait la journée et ne nous rejoignait
que le soir sur le camp, 52, Joseph, Innocent et les 2 "yovos"
(blanches).
Le premier jour à
l’école nous avons fait les inscriptions aux cours. La classe
n’a commencé que le 2ème jour. Les classes
étaient plus vides que ce que j’attendais, mais finalement
c’était mieux comme ça, j’ai pu apprendre à
connaître chaque enfant et ses difficultés. Je me suis
occupée de la classe de CE2. Les 1ers jours ont été
un peu difficiles : j’avais du mal à communiquer avec
les enfants qui ne me comprenaient pas toujours, j’étais
très impressionnée de parler devant eux, et puis les
méthodes d’apprentissage sont différentes de celles
que je connaissais. Mais au bout de quelques temps, je me suis sentie
de plus en plus à l’aise, j’ai eu le temps de vraiment m’adapter
et c’était déjà fini !
Certains après-midis,
nous avons fait des animations avec les enfants, c’était
un vrai plaisir de jouer avec eux ! Le reste du temps, nous
nous occupions de la vie quotidienne au camp : chaque
jour était rythmé par des "rituels" : petit
déjeuner (le "thé") après une douche
bien froide, lecture du rapport de la veille, école, cuisine
et repas, sieste, activités de l’après-midi (balades,
visite au cyber, parties de uno animées, leçon de
djembé, atelier de batik…), repas du soir souvent suivi de
débats animés, de lectures de poème, de balades
au clair de lune... et bonne nuit de sommeil sous la moustiquaire !
Les week end, nous
sommes partis en excursion dans le pays : au bord de la mer
à Aného, dans les plateaux à Kpalimé,
à Lomé pour la fête de Léocadie, la sœur
de Lasbath. Le dernier jour, nous avons organisé une petite
fête à l’école avec les enfants et nous en avons
profité pour distribuer le peu de matériel scolaire
que nous avions. Je regrette de ne pas en avoir apporté plus
de France, il y a un tel besoin et nous avons tellement de choses
ici ! Au bout de 3 semaines de cours, nous sommes repartis
à Lomé. Lydie a profité de quelques jours de
repos avant de repartir en France. Je suis restée encore
un peu chez Joseph à Lomé. Là, je suis allée
quelques jours aider le maitre de l’école privée "Grand
réveil" à deux pas de chez Joseph. Ça
a été un plaisir de découvrir une nouvelle
classe ! J’ai aussi profité de la ville avec la plage,
le grand marché et le marché des fétiches.
Et voilà qu’après
ces belles 5 semaines riches en émotions et en découvertes
j’ai du prendre le chemin de l’aéroport, accompagnée
une dernière fois par les sons du djembé et des castagnettes…
Retour difficile en France ! Mais l’aventure ne s’arrête
pas là, et j’espère revoir le soleil togolais et
reprendre des leçons de percussion et de danse !
Claire

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Rapport
de Lydie - Août 2007
L'été
dernier, j'ai participé à un camp chantier soutien
scolaire organisé par l'ONG BRISTON à Hahotoé.
Comme prévu, à mon arrivée, j'ai été
accueillie en pleine nuit par les membres de l'ONG Lasbath, Joseph
et 52 ainsi que par Claire, une bénévole française
arrivée quelques jours plus tôt. J'ai profité
du premier week-end à Lomé pour effectuer différentes
tâches pratiques. Nous avons rejoint le camp en taxi ;
la route a été très animée, au son
du djembé, jusqu'à notre arrivée à
Hahotoé.
Dès le lendemain, nous avons procédé aux
premières inscriptions des enfants qui nous ont accueillies
par des chants et des récitations.
Pendant les trois semaines qui ont suivi, assistée par
52, je me suis vue confier une classe de 28 élèves
de CE1. Les matinées ont été consacrées
à des cours de remise à niveau en français
et mathématiques sans oublier bien sûr les chants !
Pour enseigner également en France, j'ai été
très agréablement surprise par la joie de vivre
et l'enthousiasme de mes petits élèves (pas envie
de rentrer en France de sitôt !). Au cours de la deuxième
semaine, nous avons également proposé aux enfants
des animations l'après-midi qui ont eu un franc succès.
Bien
évidemment, nous avons aussi profité de moments
de détente : balades dans le village d'Hahotoé
où nous avons fait la connaissance du chef, excursions
le week-end (à Aneho et à Kpalimé), défilé
de mode à Lomé, atelier batik au cours de la troisième
semaine sur le camp chantier.
L'aventure a finalement pris fin, mais l'envie de la poursuivre
reste entière. Je vais essayer de communiquer mon enthousiasme
à mes élèves français et de mettre
en place une correspondance avec des enfants au Togo et j'espère
que ces échanges seront riches comme l'a été
mon expérience cet été.
Lydie
Pour
des informations complémentaires, contactez-moi : delaporte.lydie@free.fr
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Rapport
de Camille - Juillet 2007
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Une villageoise de
Gougenheim au Togo
Comme vous le savez, je me suis lancée dans une aventure
et expérience inoubliable. Avec une amie du même âge
originaire de Weyersheim nous avons pris en juillet la direction
du Togo pour un séjour humanitaire de trois semaines au sein
de l’ONG Briston.
Nous avons été accueillis par cinq jeunes hommes locaux,
et avons fait la rencontre d’une autre expatriée française
qui nous avait précédées, pour former notre
équipe. Notre mission était d’assurer un soutien scolaire
aux élèves volontaires, durant leur congé d’été,
pour le niveau primaire au village de Hahotoé situé
à une trentaine de kilomètres de Lomé, la capitale
du pays.
Ce séjour s’est
déroulé sans problème majeur. Nous avons été
bien intégrées et les locaux étaient tous très
heureux qu’on se soit intéressées à leur action.
J’ai été plongée dans la culture africaine
; nous vivions dans une " villa ", trois pièces,
dormions sur un fin matelas en mousse, sans oublier la moustiquaire
indispensable. Il n’y avait pas d’eau courante, aussi nous lavions
nous à l’eau froide à l’aide d’un seau. Nous disposions
de l’électricité mais les coupures étaient
fréquentes car l’alimentation ne suffisait pas pour assurer
les besoins du village. Nous cuisinions au feu, la nourriture n’était
pas très variée : riz, pâtes ou semoule avec
une indétrônable sauce tomate toujours pimentée.
Nous avons tout de même goûté des spécialités
culinaires dont le phénoménal "fufu" : une
pâte réalisée à partir d’ignames (grosses
pommes de terre) pilées ; un régal.
La vie était
simple mais pas désagréable. Les journées étaient
rythmées par des cours de soutien en mathématiques
et en français le matin et deux fois par semaine, l’après-midi,
nous faisions des animations. J’étais chargée de la
classe de CE2 qui comptait 47 élèves. Chaque expat’
était secondée d’un togolais afin de faciliter la
communication car les enfants n’apprennent le français qu’au
début de leur scolarisation. Mes élèves étaient
vraiment adorables, toujours entrain de chanter et de danser ; le
meilleur moyen de les calmer était de les prendre en photo !
Nous avons profité des week-ends pour faire du tourisme à
Lomé et sur d’autres sites magnifiques.
Cette expérience
m’a apporté beaucoup d’humilité. Les cultures européennes
ont vraiment beaucoup à apprendre de leurs voisines africaines,
un rien suffit à leur bonheur. J’ai eu énormément
de mal à rentrer en France, j’étais et je suis toujours
nostalgique d’avoir quitté la vie africaine et cette équipe
si chaleureuse. Quel bonheur de pouvoir se rendre utile ainsi, même
si je n’ai été qu’une goutte d’eau dans un océan
de besoin. Je me sens désemparée face aux conditions
d’hygiène du pays, aux nécessités dans les
domaines de l’éducation et de la santé et à
leur pauvreté. Aussi j’espère pouvoir repartir l’année
prochaine, cette fois-ci dans le cadre de ma formation en soins
infirmiers.
Je remercie de tout
cœur les habitants de Gougenheim qui ont participés par leur
aide matérielle à mon action. Nous sommes parties
avec 70 kg d’affaires diverses : les vêtements ont été
donnés à un orphelinat, les fournitures scolaires
ont servi de récompense aux élèves pour leur
participation et de cadeau lors de la fête de fin de cours.
L’ONG en a été très reconnaissante et les enfants
ont été les plus heureux.
Akpé kaka (merci beaucoup).
Camille MAURICE

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Rapport
de Jessica - Décembre 2006
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Au
mois de décembre 2006 j’ai participé au camp chantier
de l’ONG Briston sur la sensibilisation au VIH/SIDA.
A
l’aéroport, Lasbath et Joseph sont venus me chercher souriants,
accueillants et très avenants et nous avons directement été
faire connaissance autour d’une bière bien fraîche
avant de rejoindre le siège de l’ONG à Lomé.
J’étais la première à arriver et je suis restée
seule pendant 2 jours avec toute l’équipe, ils m’ont fait
visiter la ville, le marché, le bord de mer et m’ont même
emmenée voir un match de foot !! Là, j’ai été
gâtée ! Les autres bénévoles sont
arrivés 2 jours plus tard. Après un petit briefing
et des réunions d’organisation nous sommes partis pour 3
semaines de travail et d’aventures.
Nous
nous sommes rendus dans le petit village de Hahotoé situé
à quelques 35 km de la capitale. Notre travail consistait
principalement à nous rendre dans les écoles du village
afin de fournir un travail de prévention auprès des
jeunes. Des classes primaires jusqu’aux classes professionnelles
(coiffeuses et couturières) en passant par des classes spécialisées
(classe d’enfants sourds-muets et malentendants), nous avons échangé
avec les élèves leurs questions, leurs interrogations,
leurs doutes, face à une maladie qu’ils connaissent tous
sans vraiment connaître, comme beaucoup de gens dans le monde.
Ces
échanges, riches en débat, en partage m’ont beaucoup
émue… Je me suis rendue compte qu’il y avait encore beaucoup
trop de choses qui étaient ignorées de ces jeunes
et que notre mission avait une réelle utilité et prenait
tout son sens.
Nous
avons eu la chance d’être reçus pour la journée
du 1er décembre (journée mondiale contre
le SIDA) dans le village de Sokomé situé non loin
de Hahotoé. Nous avons fait un don de médicaments
au dispensaire car certains bénévoles avaient pu en
apporter. Nous avons rendu visite au chef du village, nous avons
été conviés à un match de foot et avons
fait une séance de sensibilisation devant des centaines d’élèves
réunis pour l’occasion. Le soir, quelques habitants sont
venus nous jouer de la musique et nous avons organisé un
petit concours de danse !
Au
retour à Hahotoé, nous avons décidé
de donner également un coup de main dans une école
du village. Nous avons distribué des fournitures scolaires
et donné les cours pendant une semaine en alternant avec
la sensibilisation matin et après-midi.
Tout
ce travail s’effectuait la semaine et le week-end nous sommes partis
à chaque fois faire des excursions. Nous sommes allés
à Kpalimé puis au pic d’Agou, nous nous sommes baignés
dans les cascades, nous avons visité les centres d’artisanat
et plein d’autres choses encore ! La dernière semaine
a essentiellement été consacrée à l’atelier
de batik où nous avons pu réaliser nous-mêmes
nos propres pièces !
Ces
trois semaines ont évidemment été riches en
partage, en apprentissage et en découvertes, mais elles m’ont
aussi démontré l’importance de ces missions de sensibilisation
auprès des jeunes. J’espère avoir l’occasion d’y retourner
afin de pouvoir peut être mesurer l’impact que nous avons
eu mais surtout pour recommencer ces missions car la lutte n’est
pas gagnée et le SIDA tue toujours, là-bas, mais aussi
partout ailleurs…
Jessica
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