ONG Briston
 
  
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Au-delà de l’œuvre humanitaire et de volontariat à l’égard d’une communauté nécessiteuse ou démunie à qui profitent les actions positives des bénévoles, le camp chantier constitue un croisement culturel riche en valeurs traditionnelles et modernes ; il est aussi la base de l’instruction à la convivialité et de tolérance, car il permet de faire la différence chez l’autre et en retour l’utiliser pour fondement d’une acceptation mutuelle.

 

 

 

 

 

Coin du poète

Drapeau de la paix
Mari-âme et Lasbath
Ganvié
Lasbath

Afrique
Mari-âme

Poème
Romain
Orphelin
Lasbath

 

DRAPEAU DE LA PAIX

Hé ! Toi blanchette qui foule la terre de mes aïeux
Dis-moi ce que tu y fais
Veux-tu éclairer nos nuits de ta peau ?

Tes yeux devinent mieux la nuit que moi
Mais je remercie la terre qui déteint sur mon regard
Hé ! Toi chef noir apprend moi ta vie…

Ma vie, tu n’en as rien à faire
Tes aïeux ont embarqué les miens
Ils ont construit de force ta civilisation
Hier tu me chicotais
Aujourd’hui tu me tends la main
Pourquoi ?

Je n’ai pas choisi l’histoire de ma France,
ni l’histoire de ton Afrique
Mais nous pouvons ensemble écrire
L’histoire du monde qui est devant nous
C’est moi qui vient à toi pour savoir qui tu es
Ainsi prends la main que je te tends
Et je répondrai à ta plume qui me connaît mal au fond

Ah oui ! Tu veux savoir qui je suis
Je suis petit fils d’esclave
Je suis le descendant de Kunta Kinté
Moi je sais qui tu es
Descendante de maîtres d’esclaves
Dis-moi si tes ancêtres ne t’en voudront pas
Pour vouloir refaire ce qu’ils ont défait

L’injustice est à défaire
Et, si mes ancêtres m’en veulent,
Je n’en ai que faire
Ne salissons pas nos liens homme frère
Pas de fouet entre nous
Je viens ici en terrain ami
Prends donc cette main que je te tends.

Alors je la prends !
Que ferons nous donc ?
Penses-tu que Black and White
Peuvent construire un monde meilleur ?
En tout cas, moi, je suis en retard.
Qu’en penses-tu sœur ?

Tu as ton retard, j’ai le mien
Ton regard guidera le mien
Et mes pas seront les tiens
Ma plume salue ta plume
Je n’ai pas partagé ton mal
Mais je partage tes mots.

Bien sœur !
Hissons donc le drapeau de la paix.

Mari-âme (bénévole française) et Lasbath (Bénévole togolais)

Hahotoé, le 19 Février 2009

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GANVIE

Lorsque le soir, revenant de l’école,
Avec dans ma peau une fatigue inouïe,
Adossé au mur en béton
De ma chambre citadine,
Je pense à toi… !

Lorsque la chaleur devient suffocante,
Et que partout se raréfie l’air moite,
Et que le sourd vacarme monotone
De ces encombrantes machines m’agace,
Je pense à toi… !

Lorsque ces résultantes du progrès scientifique
S’acharnent sur mon innocent être,
Pour ternir en moi le souvenir charnel
De la tiédeur permanente de ton atmosphère,
Je pense à toi… !

Je pense à tes pilotis belle Ganvié !
Oui ! Belle Ganvié je pense à toi.
Je pense à tes sika-sika (1)
à tes dégons (2)
à tes agassa (3)
Je pense à ces soirs où seul
Avec toi, ; tu me ravivais le cœur.
Je pense à l’horizontalité de ta surface
Aux chants consolants de tes ondes
Qui me confirment ta fidèle amitié.
Je pense à ces braves femmes
Qui assises dans leurs pirogues,
Avec à leurs dos, leurs bébés accrochés,
Rament indifférentes à toutes peines en douceur.

Je dis non !!! Laissez-moi m’en aller.
Je ne peux plus supporter ce calvaire d’exil
Ce séjour étranger
Ces jours loin de toi.

NON !!! Dis-je ! Laissez-moi…
Laissez-moi rompre les maudites chaînes
De l’infâme acculturation
Et marcher s’il le faut cahin-caha vers toi ;
Car enfin faut-il que j’honore ce serment prêté devant toi :
" resté tien jusqu’à mon dernier souffle "
parce qu’après tout, chez toi, m’attendent
Le réconfort et l’espérance.
Mère Ganvié ! Ganvié chérie ! Belle Ganvié !
Je pense à toi

(1) : nom de carpe en langue Fon du Bénin
(2) : crevettes en langue Fon du Bénin
(3) : crabe en langue Fon du bénin

Lasbath

Lomé, le 1er août 1998

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AFRIQUE

Afrique, regarde moi encore
Avec la chaleur de tes yeux
Tes pupilles vertes rafraîchissent un peu mes pensées bétonnées.
Je me noie volontaire dans ton eau si précieuse.
Afrique, chante moi encore le refrain du vent
Qui caresse mon cou moite.
Tes cris me disent ta soif de vivre
Je me laisse entraîner par le bruit de tes villes
Afrique, inspire moi encore
En mettant du piment dans mes valeurs
Tu me nourris par la simplicité de tes gestes
Je respire ton parfum ocre
Afrique, prends moi la main encore
Viens changer la couleur de mon cœur
Tu redonnes à mon âme son authenticité
Je me blottis dans le creux de tes bras
Qui ne se refusent jamais à moi.

Mari-âme (bénévole Française)

Hahotoé le 17 février 2009

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POEME

Toi là-bas qui regarde le ciel,
moi ici qui ne le vois plus,
J'aimerais pouvoir te donner mes ailes,
Auxquelles mon espoir est inclus,

Je ne sais pas grand chose de toi,
je ne sais pas grand chose de moi,
mais je sais qu'un jour je serais là,
Pour te soutenir et te tendre mes bras !

Toi, c'est le peuple vrai aux valeurs simples mais véritable,
Moi c'est l'homme qui est humble et au coeur serviable...

Ma vie est à ton service, si tu la Veux prend là, moi je ne m'en sers pas,
Car là où je vis elle ne sert à rien,
Si ce n'est peut-être à l'appât du gain...

Le monde a besoin de vous plus que de nous.`

Âme-Staff

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PRIERE DU POETE

Sainte Afrique !
Regarde ton église
Noircie par ces atrocités de rebellions et de génocides.
Lève ta main droite,
Et gratifie ton peuple de ta sainteté.
D’un souffle, divise le Nil,
Pour que passent ces milliers de réfugiés
Vers la terre promise.
Donne à ma plume,
Le pouvoir de créer des synagogues
Sur kilimadjaro, pour viennent en masse
Ces populations prier le dieu LIBERTE,
Par l’intercession de son unique PAIX,
Mort pour nos péchés, au cours des alternances.
O ! Sainte Afrique ! Berceau de l’humanité !
Rebâtis ton église où
Toutes les bougies politiques, socio-économiques,
S’allumeront chaque matin,
Par les puissances de l’esprit saint RECONCILIATION NATIONALE.
Amen.

Lasbath

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ORPHELIN !

Je suis orphelin
Je suis né orphelin
Mon premier cri sur terre est orphelin
Mon regard éblouissant est orphelin
Ma voix candide et innocente est orpheline.
Oui ! Je suis orphelin !
Orphelin d’Afrique
La Rhodésie est ma mère
Le Rwanda est mon père
Mes chères tantes Ethiopie et Sierra Leone
Ont péri dans le massacre des canons
Angola, Libéria, Soweto sont mes oncles
L’esclavage est ma marâtre
Et depuis je flanche sur le joug de la misère.
Je vais bizarre sur des chemins de dictature
Je vole dans des airs pollués de gourmandise politique
Je bois des eaux souillées de rebellions
Je dors sur des nattes corrompues.
Orphelin que je suis, Je n’ai ni voix pour parler
Ni oreille pour entendre
Ni bouche pour défendre
Ni œil pour voir
Ni jambes pour fuir les balles meurtrières.
Je n’ai que pour seule arme ma poésie
Pour chanter l’amour
Pour hurler la paix
Et crier à la liberté.
Je suis orphelin
Et je demande pardon pour l’Afrique.

Lasbath

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